Chapitre 27 – La Ruine ? Sacrée ?
I
Ils marchèrent pendant deux jours sous la pluie. Ils étaient toujours dans le Cercle Forestier Central. Ils étaient agacés par la pluie incessante. Heureusement que leurs capes étaient bénies par Adnama, les rendant imperméables et ignifuges. C’était au moins ?a. L’armure d’Edvard et la veste de cuir de Ricina étaient aussi ignifuges et imperméables grace à Adnama. Cependant leurs corps ne l’étaient pas. Mais au moins ils pouvaient, eux et leurs équipements, rester au sec. Mais la pluie les aga?ait quand même. Surtout la boue qu’était devenu la terre du chemin. Cela par contre, ?a salissait leurs habits, surtout leurs capes, bottes et braies. Les odeurs de la forêt étaient amplifiées par la pluie : mousse, champignons, terre mouillée, sève. Au bout du troisième jour, la pluie cessa.
Ils rencontrèrent un village dosque sur leur chemin. Ils purent se ravitailler en rations, dormir dans un lit d’auberge et observer que toutes les structures du village qui étaient en bois vivant, comme Néméto. Les villageois étaient surpris des visiteurs et Edvard fit ses devoirs de ? Saint ?. C’est-à-dire bénir les récoltes, les gens, les morts, les réserves pour l’hiver et soigner les blessés et guérir les malades au nom des Neufs et de Divonutib. Il devait s’y faire désormais, à prier cette déesse tutélaire qui l’a élu. Pas que cela le gènait, bien au contraire. Certains dosques du village étaient vieux de plus d’un siècle et paraissaient pourtant n’avoir qu’un peu plus de trente hivers. Ils purent manger à leur faim à l’auberge. Ricina remarquait la différence de plateau entre le sien et celui d’Edvard. En voyant la quantité qu’elle mangeait, elle avait l’impression d’avoir une portion enfant. C’est vrai qu’elle était plus petite et moins musclée… mais quand même ! C’était vexant, du moins pour elle. Cependant les douces épices des plats dosques et les effluves agréables de leur alcool les détendaient.
Ils sortirent du Cercle Forestier Central au huitième jour. Edvard sentait une odeur nauséabonde dans les prairies. Une odeur de chair br?lée que lui et Ricina sentaient en plus d’une odeur de… goules ! Les bêtes surgirent des hautes herbes des prairies. Certaines étaient gravement br?lées et ils leur manquaient à certaines des membres. Les membres manquant étaient des moignons calcinés. Leurs yeux entièrement rouges fixaient Ricina comme de la nourriture banale, égale à un lièvre ou un daim. Cependant, Edvard débordait de magie. Quatre goules se jetèrent sur lui, et une sur Ricina. S?rement la plus affamée.
Ricina esquiva ses coups grace à son agilité et planta ses pics de guerres dans les genoux de la bête. Elle utilisait maintenant ses quatre bras pour se mouvoir et chargea Ricina. La gnome surpris la goule par sa vitesse en se ruant sur son flanc et en lui sautant dessus. Elle planta ses pics dans sa colonne vertébrale. Elle s’écroulait au sol et elle l’acheva d’un coup dans la tête. Une de moins. Une deuxième surgit et lui sauta dessus. Elle se baissa et planta ses pics dans le dessous de sa machoire. La Bête était coincée et Ricina lui arracha la machoire. La bête paniqua et Ricina prit ses deux pics dans une main. Elle sortit un couteau de lancer et le lan?a entre les deux yeux rouges et globuleux de la bête, tombant raide morte.
Edvard de son c?té incanta un sanctuaire sacré qui empêchait les goules d’approcher. Elles se heurtaient contre un mur invisible et br?lant. Il invoqua une lance et en planta une dans la gorge d’une ennemie. Il désinvoqua son arme et sortit son arc de guerre qu’il corda. Il visa et abattit deux goules qui rongeaient le sol devant son sanctuaire. La dernière finit par pénétrer le sanctuaire et prit au dépourvu Edvard qui invoqua son épée et lacha son arc de guerre. La goule cessa de bouger, comme prit d’une vive douleur. Des tchak, tchak se firent entendre dans le dos de la goule, jusqu’à ce qu’un pic de guerre se planta dans son crane, la tuant. Ricina était couverte du sang noir des goules. Edvard récupéra ses flèches qui pouvaient heureusement encore servir.
Ils avancèrent en suivant leur chemin, se lavant au passage dans un cours d’eau, un ruisseau. Ils progressaient et arrivèrent à la ruine au dixième jour. Ils se rationnaient en chassant et en cueillant, et ceci grace aux techniques de survie qui leur a été apprises par Aldric. Edvard expliqua à Ricina que le second lieu, le site d’amplification de magie divine, était le second objectif ciblé par la mage. Ce lieu permettrait d’amplifier la magie de l’artefact et de la rendre plus facilement contr?lable. Comme un mécanisme plus gros et plus simple.
Alors qu’ils approchaient, l’air devenait dense en magie divine et une puissante lumière accompagnée d’une secousse et d’une onde de magie divine surpuissante. L’air devenait étrange, une odeur inconnue et sucrée leur parcoururent les narines. Ils se ruèrent vers la ruine, cachée par la végétation et trouvèrent un chemin fait à travers les plantes calcinées. Ils le prirent discrètement et virent une intense lumière. Un portail se trouvait devant eux. Lumineux et instable. L’ensemble ressemblait à une ruine zatrienne, en pierres blanches, avec des traces d’ancienne dorures et mosa?ques, le toit était détruit. S?rement il y a fort longtemps. Ils se demandaient tous les deux à quoi pouvait servir ce lieu et qu’est-ce qu’il lui a valu d’être la cible d’un puissant sort d’Iphrine. Ils virent une marque de calcinations multicolores sur le sol, la trace de magie d’Iphrine. C’est donc cela qui rendait cette ruine draconique ? sacrée ?. Ils s’approchèrent. Aucune trace de la mage. Il y avait une odeur que seul Edvard pouvait décrire comme celle de la ? magie brute ?. Ses traces de pas montrait qu’elle était entrée dans le portail. Pas de traces de sortie, à moins que le souffle les aient balayées. Ils hésitèrent et avancèrent dans le portail. Il y émanait une magie divine brute qu’Edvard ressentait. Ricina elle, sentait comme un appel à travers le portail. Comme si l’être mortel qu’elle était rêvait d’y entrer. Comme par instinct. Les deux retinrent leur souffle et sautèrent dans le portail.
II
Ils se trouvaient dans une prairie. Le ciel était dégagé et il y avait de nombreux soleils. Edvard s’approcha de l’endroit où il ressentait une puissante magie divine se trouvant à quelques pas du portail. Il comprit. Carantillo avait d? cerner les bases de la magie divine en créant une brèche temporaire vers le plan divin. Là elle due analyser les réactions de l’artefact.
- ? Euh… Edvard. ?
Edvard réfléchissait, qu’avait-elle comprit ? Elle n’avait s?rement pas compris comme ouvrir l’artefact mais comment en manipuler la magie divine pour la tenter de le déverrouiller. Ce n’était pas bon signe. Ils devaient se rendre au site d’amplification de magie divine et vite. La carte disait qu’il se trouvait au...
- ? Edvard ! ?
- ? Quoi Ricina ? ?
- ? Le portail s’est refermé, on est bloqué ici ! ? dit elle, stressée.
Edvard regarda, le portail avait disparu. Ils étaient bloqués dans le plan divin.
Ricina commen?a à paniquer et les deux regardèrent autour d’eux : ils étaient dans une prairie à l’herbe couleur or, des ?les flottaient dans le ciel, de larges collines et bois aux arbres blancs et gigantesques ayant des feuillages bleus leur cachaient la vue sur tout autre lieu notable. Tous sauf un. Une odeur douce et sucrée émanait de l’air ambiant de la prairie. Un grand batiment de pierre grise, se trouvant à l’horizon, des cascades d’eau multicolore tombant de piliers se trouvant devant le batiment. Ce dernier possédait plusieurs tours, deux de chaque c?té et une plus large qui semblait être derrière. Le toit de ces tours était rond et celui de la tour du fond semblait avoir quelque chose qui en dépassait. Cela ne ressemblait pas à une forteresse mais à… Edvard prit son médaillon des Neufs. Le symbole du parchemin brillait d’une lueur violette. Il était émerveillé par la beauté du plan divin, le monde des dieux ! Edvard comprit.
- ? Nous devons nous rendre là-bas. En tout cas si nous voulons de l’aide et un moyen de rentrer. ? dit calmement Edvard.
- ? D’accord ? En quoi ce batiment étrange et impressionnant pourrait nous être utile ? ? questionna Ricina, toujours un peu paniquée.
- ? Par ce que je sais ce qu’il est. ?
- ? Et c’est quoi ? ?
- ? Le domaine d’Iphrine. ?
III
Ils avancèrent en direction du batiment, du domaine d’Iphrine. Edvard le ressentait au plus profond de lui, ce batiment contiendrait de l’aide et un moyen de rentrer. Sur le chemin, des créatures s’approchèrent d’eux. Ricina et Edvard ne les avaient pas vu s’approcher. C’était des sortes d’humano?des, noirs comme la nuit, recouvert d’une fourrure hirsute, aux bras bien plus longs que ceux des Hommes et ayant un seul ?il blanc avec en dessous une bouche pointue recouverte de crocs proéminents. Ils étaient armés de morceaux de bois blancs et de pierres. Des armes rudimentaires. Ils chargèrent le duo.
Edvard tenta d’incanter sa magie, mais il échoua. Le fait qu’il était dans le plan divin devait perturber ses pouvoirs. Après tout il était le catalyseur des pouvoirs divins de leur plan d’existence vers le monde des mortels. Il était un catalyseur et il ne possédait pas vraiment la magie, pas comme un mage.
Ricina dégaina ses pics de guerre et Edvard sortit son épée et son écu. Il vérifia et ne put pas la métamorphoser en une autre arme. Même Horakio était hors de portée, comme Adnama et Divonutib. Il le ressentait bien. Leurs glyphes et bénédictions ne marcheraient pas ici. Seules leurs compétences martiales les protégeraient.
Le premier chargea Edvard et se heurta à son écu avant de recevoir un coup d’estoc dans le torse ; la créature explosa en fumée et devint une petite grenouille multicolore. Deux autres chargèrent. Il en trancha une mais se prit un coup de massue en bois dans la tête de la part d’un autre, le sonnant violemment. La créature tranchée se transforma en papillons colorés.
Ricina chargeait les bêtes qui fon?aient sur elle. Elle jeta un couteau d’un l’?il d’une des bêtes. Elle explosa et devint une souris rose. Le deuxième la frappa mais, elle sauta sur le c?té pour esquiver. Elle se releva et esquiva de plus bel un coup de gourdin. Leurs mouvements étaient prévisibles, du moins pour elle. Elle planta son premier pic dans son flanc. La bête se baissa et Ricina planta le deuxième dans son ?il. La faisant exploser, laissant derrière un marcassin multicolore. Elle vit qu’Edvard venait de se faire mettre à terre par un coup de massue dans le dos par une bête identique aux autres mais plus grosse. Elle ramassa son couteau et fon?a vers lui. Elle rangea un de ses pics et s’apprêtait à prendre un couteau de lancer quand elle vit une branche d’arbre flotter dans les airs sur le chemin. Elle réfléchit à la distance et lan?a son fouet sur la branche peu épaisse. Il s’enroula et elle sauta d’un rocher. Cela lui donna un élan qui l’envoya dans les airs et elle atterrit pic en bas sur la bête. Le pic se planta dans sa tête. Elle explosa et laissa derrière elle une biche qui s’enfuit après les avoirs salués d’un mouvement de la tête. Elle essaya de soulever son ami après avoir rangé son fouet et son pic. Il était lourd, le bougre. Il se releva difficilement.
- ? Rien de cassé ? ?
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- ? Je crois que si. Mais je peux marcher et survivre. On y est presque. ?
Pour une fois, c’était Ricina la plus rapide à la marche. Mais elle voyait bien que son ami peinait et elle ralentit la cadence. C’était étrange, dans ce monde, ils n’avaient ni faim, ni soif, ni sommeil.
Ils arrivèrent près des colonnes où des cascades d’eau multicolore en tombaient. Ces colonnes étaient hautes comme trois tours de donjon. Ils virent une arche qui menait à un jardin de fleurs et de buissons bleus. Il y émanait une odeur de fleurs très agréable. Elles ressemblaient aux fleurs du jardin d’Adnama. Ils étaient désormais face à la porte de la structure et Ricina vit deux poignées. Une à taille ? humaine ? et une à taille ? naine ou gnome ?. Elle ouvrit la porte grace à la poignée à sa taille.
IV
Ils entrèrent et aper?urent une personne se trouvant dans un fauteuil, près d’un foyer. La personne entendit le bruit et se retourna de surprise. Le batiment était haut avec d’énormes rangées de livres et de bibliothèques. Il y avait un foyer central où dansaient des flammes multicolores avec un sablier au-dessus. Il y avait cinq portes menant s?rement aux tours. Il y avait devant eux une table ronde où reposaient des livres et un orbe de lumière. Il y avait plusieurs fauteuils autour cette table. L’un étant pris par la personne en question qui était une dame. Ils ressentaient le savoir ancestral encore plus présent ici que dans la bibliothèque de Néméto. Ils ressentaient la puissance et l’essence divine que ressentait Ricina et Edvard en observant Dame Iphrine. Les livres étaient un peu en désordre.
- ? Déesse du Temps et du Savoir… ? pensa Ricina.
- ? Naotz, si c’est encore pour une de tes farces, passe une autre fois, je suis au plein milieu d’un très bon liv... ? pronon?a-t-elle d’une voix mélodieuse.
Rien qu’avec ce peu de mots prononcés, Ricina se dit qu’elle serait une chanteuse incroyable à écouter.
Une petite elfe aux cheveux blancs et très longs les fixait de stupeur. Crachant sa boisson qu’elle buvait dans une tasse. Elle nettoya les taches du crachat d’un claquement de doigts. Elle posa ensuite la tasse sur la table avec le livre en pensant bien à caler un marque-page. Elle était habillée d’une robe simple et avait la peau grise, des oreilles pointues et horizontales d’elfe et des yeux violet clair et luminescents. Il émanait de son regard une sensation qu’elle était immensément intelligente, toujours en train de penser et de philosopher. Elle était plus petite qu’Elusco. Elle était entre le nain et l’elfe, en termes de taille.
- ? Qu’est-ce que… Comment êtes-vous ici ? Edvard Starmgris et Ricina Belenmat ? En plus Edvard semble gravement blessé ?! Tiens ! ? dit elle en claquant des doigts.
Edvard sursauta et sentit son corps entièrement soigné de ses blessures internes. Il pouvait voir et entendre clairement de nouveau. Avant il ne faisait que suivre Ricina en étant étourdi. Il remarqua la personne devant lui et s’agenouilla. Ricina comprit et fit de même. Ils se tenaient devant Iphrine, Déesse du Savoir, des études, de la Magie et du Temps. Ils ressentaient la pesanteur devenant plus lourde face à un être si puissant, ancien et divin ! La première des Neufs, celle qui donna leurs puissances divines aux Huit autres selon les mythes et les légendes de la Grande Guerre Draconnique.
Edvard était comme un enfant voyant une héro?ne de conte pour de vrai. Il se sentait petit, émerveillé et extrêmement chanceux, surtout pour un templier des Neufs. Il rencontrait Iphrine dans son propre domaine ! Il en avait honte d’être rentré totalement affaiblie par le combat précédent. Il remarqua la beauté frappante du visage d’Iphrine.
- ? Je vois une déesse ! Et elle est magnifique en plus !? s’écria Ricina dans son esprit.
Iphrine toussa et claqua des doigts. Le désordre de sa demeure devint ordonné. Ses cheveux désordonnés se lissèrent. Elle et son domaine étaient maintenant présentables.
- ? Dame Iphrine, désolé de vous importuner et de vous rencontrer dans un état disgracieux... ?
- ? Tut, tut ,tut. Tu étais blessé Edvard, cela n’est point disgracieux. Je te laisse reprendre. Pourquoi et COMMENT, surtout, êtes-vous là ? ?
- ? On traquait une mage qui avait créé un portail. Nous pensions la retrouver à l’intérieur mais le portail s’est refermé derrière nous. ?
- ? Je vois, elle vous a piégé. De quel mage vous parlez… Ah ! Mais oui ! Carantillo Ausros ! Ah, si seulement je pouvais choisir qui recevait le Don de l’Arcane ? dit elle, dépitée.
- ? On aura besoin de votre aide ? ma dée... ?
- ? Ne t’embête pas avec des formalités, Edvard, parle-moi comme à une amie. Dis-moi quelle aide avez-vous besoin, à part un moyen de rentrer à Garescal. ?
- ? Un moyen de battre un mage pouvant nous tuer en un instant, si possible. ? demanda Ricina.
- ? Je peux faire ?a ? elle claqua des doigts et une table apparut devant eux. ? Poser vos armes dessus, s’il vous pla?t. ?
Ricina posa ses pics de guerre, sa fronde, son couteau de survie, ses quatre couteaux de lancer et sa masse d’arme.
Edvard posa son épée, son arc de guerre décordé, sa dague de chasse, sa hachette de survie et son couteau de survie.
Iphrina tapa dans ses mains deux fois. Des glyphes violet clair apparurent sur les armes. Elle expliqua :
- ? Je ne peux pas retirer ses pouvoirs à un mage. Cependant, si vous pouviez le blesser chacun avec une de vos armes, cela me permettra de pouvoirs bloquer sa connexion aux Arcanes pendant un court instant. Mais il faut que vous la blessiez tous les deux avec une de vos armes. De contact ou de distance, peu importe. Ce double lien me permettra donc de l’empêcher d’agir. Cela la rendra plus aisée à éliminer et à récupérer l’artefact d’Horakio. à noter que ?a ne marchera seulement contre Carantillo Ausros. Cela ne marchera sur aucun autre mage. L’enchantement est spécialisé pour elle et elle seule. ?
Elle s’approcha du duo qui rangèrent leurs armes maintenant enchantées. Elle tapa dans ses mains et un glyphe apparurent sur leur front.
- ? Ceci vous permettra de localiser plus aisément les lieux importants dont deux que vous ignoriez. Celui du temple souterrain d’Horakio. Lieu où se trouve un contre-artefact à celui qui a été volé. Et un lieu où se rendra la mage si vous n’arrivez pas à la tuer dans le temple abandonné d’amplification de magie sacrée. Ce lieu est le Repos des Magus. Un lieu où l’Arcane est particulièrement forte, sur une grande colline se trouvant près du lieu du contre-artefact. Les deux dans les parties rocheuses de l’espace entre le Cercle Forestier Médian et le Cercle Forestier Central.
Le tout n’étant pas très loin du lieu d’amplification. à une huitaine de jours de marche pour se rendre à l’un ou l’autre et trois jours de marche entre les deux lieux. Comme sii Horakio aurait déjà prédit et préparé un cas similaire à celui d’aujourd’hui. Et pour finir... ? elle fit signe à Edvard de baisser sa tête, chose qu’il fit.
Elle lui fit un baiser sur le front. Un glyphe apparut.
- ? On est désormais lié par la magie divine. Tu peux m’appeler pour devenir mon avatar pendant un cours instant. L’avatar de la Magie et du Temps. Je pourrais même communiquer avec toi si les conditions le permettent. Et même prendre possession de ton corps si tu tombes malheureusement inconscient. Dans les cas les plus graves. Mais je doute que ton corps supporte la projection de l’ame d’une mage céleste. Si cela aurait été un des autres Huit, cela aurait se faire mais, moi… j’ai des doutes...
Le contre-artefact permettra de faire dispara?tre la source de pouvoir divin de l’artefact qu’a volé la mage.
Dans tous les cas, tu peux maintenant invoquer la magie des Neufs réunis pour t’amplifier et devenir notre avatar au nom du Cercle. Tu comprendras instinctivement comment l’activer et quand le faire. Ne t’en fais pas ? mon templier. Et courage à toi aussi, Ricina, je crois en toi ! ? exclama-t-elle.
Elle tapa deux fois dans ses mains et les deux compagnons se mirent à briller et à se dissiper.
- ? Saluez Adnama, Guldo, Elusco et Aldric de ma part. Surtout cette la grande. Héhéhé ! Dites-leur que je passerais un après-midi avec la famille d’Adnama bient?t, comme on faisait avant tout ce bazar ! ?
Ils acquiescèrent en commen?ant à dispara?tre mais, ils purent entendre les phrases suivantes avant de quitter le plan divin :
- ? Le Cercle et les Neufs réunis… ah… il n’y a vraiment que nos Disciples pour réussir cet exploit légendaire… ? dit-elle dépitée.
Ils rentrèrent dans le plan divin et se trouvèrent peu loin d’un village à la lisière d’une forêt. Il semblait y avoir de l’agitation devant. Ils ressentaient le lieu d’amplification à proximité. Ils se mirent en marche.

