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30 La Magie la Plus Puissante

  Chapitre 30 – La Magie la Plus Puissante

  I

  Ils marchaient dans les collines escarpées pendant trois jours. Et deux questions leur trottaient dans la tête. La première : la ressemblance frappante entre Shygéün, Dieu de l’héro?sme et Aldric. La deuxième : comment ?a se faisait qu’Iphrine la Déesse passait des après-midi avec Adnama et ses deux fils adoptifs ? Elle leur cachait des choses la géante grise. Remarque, cela expliquerait l’engouement qu’avait Elusco pour Iphrine. S’il l’a vu enfant en chair et en os plusieurs fois, ?a doit marquer son esprit. Ils se demandaient aussi ce que Guldo pensait des après-midi ? divins ? avec Iphrine. Est-ce qu’ils buvaient des boissons aromatisées comme sait si bien le faire Adnama ? Mangeaient-ils des gateaux et du miel comme ils le faisaient eux-même avec elle quand ils étaient dans son domaine ? Probablement les deux. En plus de parler bouquin et magie, cela ils n’en doutaient point. Par s?r que ?a intéressait Guldo par contre.

  Ils approchèrent d’un escalier en pierre qui montait jusqu’à un vaste lieu. Le Repos des Magus était rempli de pierres taillées et marquées de glyphes avec des colonnes en plus d’un gigantesque glyphe au milieu du sol de la structure. Carantillo était dans un rituel. Elle tentait de dominer le familier qui lui résistait et le repoussait. Le familier se tenait à c?té de l’artefact ouvert par le dessus comme une fleur éclose. Le familier ressemblait à un petit lapin doré et ailé avec quatre ailes de papillons multicolore. Edvard et Ricina se séparèrent en se cachant derrière des colonnes. Ricina sentit sa bague brillé légèrement, ferma les yeux et murmura près de la bague :

  - ? Rentre à la maison, petit-ange. ?

  Les oreilles du lapin se dressèrent et il s’envola légèrement avant de dispara?tre dans un nuage de poussière brillante. La bague disparu même moment.

  - ? Merde ! J’aurais pu la revendre ! ? pensa-t-elle en la voyant dispara?tre.

  La mage hurla et cracha des flammes.

  - ? Non ! Non !! Non !!! Putain, mais qu’est ce qui se passe ?! C’est eux ! C’est s?rement ces deux minables ! Ils doivent se cacher derrière une de ces putains de colonnes !!! ?

  Le sol se mit à trembler et les colonnes tombèrent sur le c?té, révélant Edvard mais pas Ricina. Elle créa une bourrasque qui fit trembloter Ricina et leurs sacs d’équipements. Edvard, Ricina et leurs affaires furent amenés par une force invisible face à elle. Elle balan?a les sacs par la pensée contre les colonnes effondrées.

  Le combat final commen?a alors et, mal.

  II

  Elle chargea un éclair avec ses deux mains. Une lumière intense émanait des éclairs crépitants entre ses mains. Edvard se baissa et mit son écu en avant pour former une barrière protectrice d’énergie divine. Ricina se cacha un pas derrière lui. La mage tapa ses mains et l’une d’entre elle crépitait d’éclairs. Elle pointa des doigts crépitants d’éclairs Edvard, chargea son sort et disparut.

  Elle réapparut alors derrière Ricina et Edvard. Ricina l’entendit et se retourna. Elle se prit un éclair en plein dans le torse. Elle s’effondra, fumante et inconsciente.

  Edvard n’eut à peine le temps de prononcer son nom qu’il fut projeté contre une colonne encore debout. Le choc lui brisa des vertèbres. Elle se téléporta à quelques pas de lui et envoya un rayon, non, un torrent de flammes. Edvard mit son écu en avant et dressa une barrière divine. La chaleur était insupportable. Elle intensifia les flammes en un rayon de lumière. En une seconde le bras d’Edvard tenant son écu, le gauche, ainsi que son flanc gauche et la gauche de son visage comprenant son oreille gauche furent réduis à l’état de cendres. Il flancha et entendit Dix voix :

  - ? Allez ! Champion ! ?

  III

  Une lumière intense jaillit. Ses blessures se cautérisèrent et il entra en état d’avatar d’à la fois le Cercle des Neufs en plus de Divonutib. Le symbole du Cercle des Neufs tournait derrière lui et ses yeux brillaient de la magie blanche de l’Arbre-Mère. Une aura multicolore émanait de son corps.

  Carantillo ressentait la magie divine mais ne flancha pas ! Elle était une mage ! Pas un pathétique serviteur des dieux !

  Edvard invoqua et lan?a rapidement un couteau de son bras droit. Il érafla le visage de Carantillo. Elle gloussa de rire et soigna instantanément la blessure.

  - ? C’est tout ? Sombre merd... ?

  Les enchantements disparurent des armes d’Edvard. Le deuxième et dernier enchantement était appliqué.

  La mage sentit un regard puissant porter sur elle. Elle n’arrivait plus à réfléchir. Ses protections magiques disparurent. Elle claqua des doigts, elle… elle n’arrivait plus à incanter de sorts !!! Elle paniqua et s’enfuit en hurlant, sans pouvoirs. Edvard la rattrapa rapidement, invoquant sa hache de guerre et la frappa dans le dos. Elle s’effondra en criant. Elle se prit un coup dans la tête, puis deux, puis quatre, puis huit, etc. Son crane ouvert et sa cervelle hachés baignaient dans une flaque de sang. Elle n’était plus. Edvard sentit ses forces le quitter. L’état d’avatar cessa et il perdit connaissance. Il tomba en avant.

  Son genou, cependant, bougea et se plia, s’encrant dans le sol. Sa peau devint grise, ses cheveux blancs, ses yeux violets brillaient de magie divine. ? Il ? se redressa.

  - ? Il est dans un sale état… ? pensa Iphrine.

  Elle tendit sa main droite vers son énorme br?lure. Elle incanta un sort de soin à travers lui. Sa main droite se fissura. De la lumière multicolore en émanait.

  - ? Merde ! Il ne supporte pas ma magie ! Son rythme cardiaque diminue ! Comme son activité cérébrale ! ? la déesse commen?ait à paniquer.

  Elle ramena Ricina vers elle par la pensée ainsi que leurs sacs d’équipements. Elle ramassa l’artefact, vide.

  Un erdoss gris aux yeux violets apparut, Horakio. Il tenait un lapin doré aux ailes de papillons. L’animal devint lumière et entra dans l’artefact qui se referma. Les deux se regardèrent et baissèrent leurs têtes, en signe de salut. Elle commen?a à incanter un sort rapidement, l’artefact en main. Elle, dans le corps d’Edvard, commen?ait à léviter, comme leurs sacs d’équipements et Ricina. Ils disparurent dans un souffle de vent.

  Ils se trouvaient tous dans un couloir de l’Académie des Milles-Arcanes. Iphrine tourna la tête d’Edvard vers sa droite. Elle vit une professeure et sourit. Le corps se fissurant de plus en plus. Elle quitta son corps, qui s’effondra, inerte et mourant dans un couloir de l’académie.

  IV

  Ricina et Edvard se tenait sur une berge, de l’eau blanche et scintillante les séparaient de l’autre berge. Ricina reconnu Nammota qui l’attendait de l’autre c?té. Edvard reconnut la figure de Vatérous. Un humain agé en robe ayant une longue barbe blanche et de longs cheveux blancs. Les iris blancs. Nammota ressemblait à une humaine à la peau claire et aux cheveux mi-long brun. Elle était habillée d’habits blancs, comme la robe du dieu. Les deux leur tendaient la main. Le duo se regardèrent, se tinrent la main, et traversèrent la rivière. Ils avaient froids, mais une fois la moitié de la rivière passée, une douce chaleur agréable les remplit. Devenant de plus en plus chaud à chaque pas. La rivière était peu profonde. Une fois sur l’autre berge, Ricina prit la main de Nammota et Edvard, celle de Vatréous. Ils avancèrent plus loin dans la berge, : dans la lumière. Ils se sentaient partir. C’était agréable. Ils n’avaient plus mal, enfin. La lumière s’intensifia. Comme les ténèbres de la rive d’en face.

  - ? Me Anrognon ! ?

  La berge d’où il venait fut remplie de fumée noire. L’eau de la rivière devint rouge comme le sang et bouillit. Vatréous comprit ce qu’il se passait.

  - ? Uesos ! Rēglās ! ?

  Des mains aux bras tentaculaires rouges comme le sang se projetèrent des ténèbres de la berge pour aller dans la lumière de l’autre.

  - ? Per nerthā nemos stēron, dīonī magiā sedlom Gobrūo ! ?

  Les mains crochues agrippèrent Ricina et Edvard qui reprirent une forme tangible. Les mains les arrachèrent à Nammota, le visage terrifié et à Vatréous. Il soupira et lacha prise sur les deux ames.

  Unauthorized duplication: this narrative has been taken without consent. Report sightings.

  - ? Me, anyanou ne?mīretos, ne?mīrētomi ! Nerthā célestā ! ?

  Les mains agrippèrent leurs corps et ils furent sortis de la lumière. Ils traversèrent la rivière violemment et entrèrent dans les ténèbres. La douleur était intense pour les deux amis.

  - ? Anamonos sos dommi ! ?

  V

  La salle de l’hospice était petite, comme demandée par Elle. Les deux lits, rapprochés. Elle entre les deux. Le corps froid et rigide de Ricina dans le lit de gauche et le corps froid et rigide d’Edvard dans le lit de droite. Ils avaient le teint très pale, des cernes creusés et les lèvres bleues.

  Adnama se tenait à genoux entre les deux lits. Ses deux mains tendues au-dessus de leurs torses. Leurs corps entièrement réparés, mais sans ames. Les yeux de Grande-Roche, l’Immortelle, étaient noirs, ses iris multicolores brillaient dans la petite salle en bois vivant. Celle du Grand Hospice Némétien. Des éclairs multicolores éclataient et crépitaient dans l’air de la salle. Ses cheveux étaient détachés et flottaient dans les airs. Adnama continua.

  - ? Ampe sos tegos clauodubron ambīaton ! Anetrom sos bituos mallos tegos marbos ! ?

  Sa voix était rugissante, mystique, presque divine. Deux orbes de lumière, des ames, apparurent dans ses mains et elle les plongea dans leurs corps respectifs. Ses mains s’enfon?ant comme si leurs tuniques et leurs corps étaient constitués d’eau. Elle ressortit ses mains, vides.

  - ? Anamonos in mo pedion lām? ! Corposo rigentos sannoti, regolanti ! Etu roitretis andarom ! ?

  Leurs corps se mirent à reprendre des couleurs, à devenir moins rigide. Le baton de bois d’Adnama tournait au-dessus d’elle, attirant les éclairs.

  - ? Mi violon legās Vatréous Dēui Marbon, dēonon bīwā ! ?

  Le baton cessa de bouger. Il se tenait droit au-dessus d’Elle. Il envoya des éclairs multicolores dans les mains d’Adnama qui les envoyèrent à son tour dans les corps du duo.

  - ? Eton ! Cridion ! Cretan ! Penson ! Eton ! Biwiton ! ? hurla-t-elle en envoyant la dernière salve d’énergie magique. En faisant en sorte de ne pas les transformer comme le furent les dosques jadis.

  Les paladins, guérisseurs et guérisseuses qui se tenaient derrière la porte savaient qu’un sort d’une puissance divine était à l’?uvre. Ils n’interviendraient pas. Car tel était le choix d’Adnama, Volonté de Divonutib.

  Les deux corps furent pris d’un puissant spasme avant de retomber dans le lit. Le baton tomba, Adnama l’attrapa et le tapa au sol.

  - ? Levez-vous… Confrères de l’Alarco ! ? pronon?a-t-elle en retapant le sol du baton.

  VI

  Ricina et Edvard inspirèrent un grand coup et ouvrirent les yeux. Leurs sens, quoique brouillés au début de leur réveil, devinrent clairs. Edvard redressa son torse, remarqua son bras gauche, ainsi que Ricina et Adnama. Ricina se relava également.

  - ? Levez-vous. On rentre. J’ai déjà ramené vos affaires et rendu l’artefact reconstitué aux templiers. ?

  - ? A-Adnama tu as réussi à nous soi.. ? demanda Edvard.

  - ? Ressuscité ! Je vous ai ressuscité… ? dit-elle froidement, ses cheveux détachés cachant en partie son visage.

  - ? Mais et les lois divines du trépas de Vatréous ?

  - ? Désolé pour ta foi, petit, mais J’EMMERDE les lois divines de Vatréous ! Surtout quand il s’agit de héros tel que vous… Iphrine m’a tout raconté. Vous pouvez vous lever ? ?

  Les deux se redressèrent et descendirent de leurs lits. Ils étaient habillés de vêtements simples. Ils enfilèrent des galoches et ils marchèrent faiblement jusqu’à elle. Elle ouvrit la porte et fit signe aux paladins, guérisseurs et guérisseuses de reculer. Ils le firent en les saluant.

  L’une dit :

  - ? Gloire aux Héros de Néméto ! Revenus par miracle du monde des morts ! ?

  Les autres le répétèrent. Adnama tapa du baton. Sa voix calme résonna dans toute la pièce et dans tous les esprits présents.

  - ? Silence… Ils sont à peine réveillés. Et ici, c’est un hospice je vous rappelle. Les gens sont ici pour se re-po-ser ! ?

  Tout le monde se tut. Adnama tapa du baton et dit :

  - ? Faites passer, s’il vous pla?t, le mot de la réussite de la Confrérie de l’Alarco, ? habitants de Néméto. ?

  Ils les saluèrent. Edvard et Ricina se tenaient prêt d’Adnama. Elle claqua des doigts. Le trio disparut dans un nuage de pétales de fleurs. Un paladin ramassa et remarqua que chaque pétale pouvait être utilisé en herboristerie pour la confection de remèdes. Il prévint ses collègues qui les ramassèrent en hate avant de reprendre leur travail.

  VII

  Ils furent téléportés sur le cercle de pierre du jardin d’Adnama. C’était le soir. Les deux regardèrent Adnama. Elle fit dispara?tre son baton et tapa dans ses mains :

  - ? Allez ! Dodo maintenant… ?

  Les paupières du duo devinrent lourdes et ils tombèrent, rattrapés rapidement par Adnama. Elle les emmena dans des lits à l’intérieur de sa grande maison. Ils eurent des rêves agréables cette nuit. Le lendemain ils firent la grasse matinée et se réveillèrent avec une feuille d’arbre sur leurs buffets où ils étaient écris :

  - ? Venez quand vous en aurez la force. La Confrérie de l’Alarco est au complet chez moi désormais. Vos amis vous attendent, Guldo inclut bien s?r. Ils étaient très inquiets pour vous et retenez ?a : pas d’aventure avant un ou deux mois. Vous êtes en convalescente post-résurrection. Signez : Adnama. ?

  Ils s’habillèrent faiblement. Ils virent que toutes leurs affaires étaient dans leurs chambres respectives. Ils virent aussi une bourse de pièces d’argent et d’or sur leurs bureaux avec une note accrochée disant :

  - ? Récompense pour les héros. ?

  Edvard mit sa main sur son torse. Son c?ur battait. Il sentait la présence des Neufs et de Divonutib en lui. Cela le rassura, ils ne l’avaient pas abandonné après sa mort. Il remarqua son médaillon du Cercle des Neufs sur le chevet ainsi que son insigne de Templier. Il mit les deux autour de son cou, mit des chaussettes et un pull en laine, des patins et ouvrit la porte de sa chambre. Il était marqué ? Edvard ? sur la porte.

  Ricina, elle, remarqua très bien la bourse de pièces. Elle en sortit une pièce d’or et joua avec entre ses doigts. Malgré la faiblesse apparente, elle arrivait toujours à jouer avec les pièces. Elle mit elle aussi des chaussettes et un pull en laine, des patins et ouvrit la porte de sa chambre. Il y avait deux poignées à la porte, une à sa taille et une autre… pour les autres. Il était marqué ? Ricina ? sur la porte.

  Le duo sortit dans le couloir. Ils se regardèrent, sourirent en se disant ? Bonjour ? et se rendirent vers la salle commune où émanait une odeur de nourriture. Ils pouvaient entendre quatre voix parlant peu fort, comme pour ne pas gêner les convalescents. Même Guldo parlait peu fort, ce qui était rare ! à cette pensée, le duo eut un petit rire. Ils s’approchèrent de la salle commune pour retrouver leurs amis.

  Aventure n°5 – Magie et Artefacts – FIN

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