Chapitre 21 – Le Maudit
I
Sur le troisième jour de marche vers Mossbreak, alors qu’ils traversaient des collines verdoyantes, le duo entendit des hurlements : des worgs. Montures typiques des gobelins des collines, ces bêtes, cousines des loups, étaient là, privées de tout monteur. Et elles cherchaient de la viande fra?che. Le duo se prépara au combat. Ils pouvaient sentir l’odeur forte des worgs qui les chargèrent, comme prit d’une rage. Elles étaient une douzaine.
Ricina en tua plusieurs avec sa fronde, touchant à la tête, tuant coup sur coup quatre bêtes.
Edvard envoya des lances de feu, embrasant et tuant cinq bêtes.
Les trois restantes ne fuyaient pas, elles chargeaient au corps à corps, bavant comme si elles étaient enragées. Edvard se prépara au choc frontal et encaissa la charge d’une bête, elle était aussi haute qu’un homme. Il lui planta une lance dans la gorge, la tuant. Une autre la prit à revers, la mordant violemment sur le flanc, arrachant un morceau de sa chair. Il cautérisa par réflexe la plaie avec les flammes émergeant de son corps. Et mit un coup de lance à la bête, la frappant au cou, la tuant. Edvard tomba à genoux. Il regardait Ricina.
Ricina vit la bête arriver et sortit ses pics. Elle passa en dessous de la bête, lui lacérant ses deux pattes avant avec ses armes. La bête s’écroula, se retourna et sauta sur Ricina, totalement enragée. Ricina bloquait sa gueule ouverte et moussante avec un de ses pics et sortit en panique un couteau de lancer pour l’égorger. La bête lacha prise et s’écroula. Ricina, encore sous le choc et tremblotante prit son pic de guerre et lui planta dans le crane, la tuant.
Le combat était fini. Le c?ur de Ricina battait à la chamade et vit Edvard avec son flanc fumant. Elle ramassa ses armes et fon?a vers lui. Il se concentra et soigna sa blessure, laissant une belle cicatrice, avant de réparer son armure et son écu endommagés.
Ils continuèrent, sur leurs gardes et anxieux du moindre bruit d’animaux. Ils arrivèrent à Mossbreak, un village typique gnome comme des centaines d’autres dans la région et comme ceux déjà visités. Il y régnait une odeur de bétail, de terre et de légumes, une odeur de village gnome en somme. Ils se louèrent deux chambres d’auberge à la Faucille Propre, soupèrent et dormirent. Le lendemain matin, Edvard fit son travail de Saint et Ricina s’acheta une petite masse d’arme, voulant une arme utile contre les morts-vivants, s’ils venaient à en croiser. Elle ne faisait que d’entendre les villageois parler des morts-vivants des ruines. Ce qui la poussa à l’achat, par précaution. Une fois leurs affaires faites, ils se dirigèrent vers la route secrète, indiquée sur leur carte.
II
Ils empruntèrent un chemin juste assez large pour faire passer une charrette ou un convoi entre les rochers rouges. La route menait à une colline rocheuse où Ricina aper?ut un feu de camp éteint en bas près de rochers. Ils s’y rendirent et sentirent une odeur de bois br?lé et de viande cuite de mouton. Ils observaient le sol, voyant des traces de pas de la terre. Elles étaient larges ; des pieds nus, plus grands que ceux d’Aldric. Les traces étaient faciles à voir vu qu’il n’avait pas plu récemment et qu’il faisait un temps dégagé et ensoleillé. Alors que le duo se rassemblait accroupis pour savoir l’opinion de l’autre, une voix grave dit.
- ? Vous cherchez quelqu’un ? J’peux vous aider, si vous voulez ?! ?
Ils se retournèrent en sursaut et virent un ogre à la peau rouge, aux cheveux bruns et longs attachés en une longue queue de cheval, ayant une longue barbe hirsute avec une épaisse moustache toute aussi hirsute. Il avait deux très grandes cornes pointues sur son front. Ses yeux étaient oranges et flamboyants, presque lumineux et son large corps extrêmement musclé était recouvert de tatouages animalistes noirs. Il avait le haut du corps nu et n’était habillé que d’un pagne et d’un bas en peau de bête. Son regard ne laissait pas para?tre la moindre once d’intelligence. Il semblait benêt mais intimidant de part sa carrure. Il devait faire quatre têtes de plus que qu’Edvard.
Edvard s’apprêta à sortir les armes quand il reconnut la bénédiction des langages d’Iphrine sur lui. Il remarqua aussi plusieurs bénédictions d’Adnama et ressentit une puissante malédiction en lui, le type de malédiction des grandes légendes. Elle semblait contenue, non, domptée par les bénédictions d’Adnama. Ricina sortit les armes mais Edvard l’arrêta d’un geste du bras. Il demanda au géant s’il connaissait Adnama Uedyatrix. Il lui répondit.
- ? Oh oui ! J’la connais ! C’est la grande dame grise toute gentille et très balèze ! Elle m’a aidé à ma?triser la bête dans mon corps. Elle m’a donné plein de bénédi... euh... j’sais plus le mot. Mais ?a me permet de me battre sans perdre le contr?le ! ? dit l’ogre rouge.
- ? Comment t’appelles-tu ? ? demanda Edvard.
- ? Guldo le Maudit ! Vous voulez m’aider à chasser du monstre ? Il y en a un gros qui fait du mal au g’blins et au worgs males, les rendant fous. J’aurais bien besoin d’aide pour libérer les femmes et les n’enfants. Les n’enfants et les petits worgs semblent pas touchés par le cri de la bête comme les grands adultes hommes. S’vous pla?t vous voulez bien m’aider ? Les g’blins des Mains-Vertes sont gentils avec moi et j’veux les sauver ! J’peux pas libérer les femmes et les enfants et tuer la bête en même temps. Quand j’essaye de réfléchir comment faire pour réussir à accomplir les deux en même temps, ?a m’fait bobo à la tête. Mais avec vous, j’devrais, non, on devrait réussir à sauver les Mains-Vertes. Ce sont des gentils g’blins d’habitude, ils faisaient même des échanges avec Moss-quelque chose avant que la bête géante à écaille arrive. ?
- ? On va vraiment aider des gobelins ?! Les aventuriers ne sont pas sensés les tuer par ce qu’ils représentent une menace pour les autres peuples ? Entre leurs pillages et leurs attaques de convoi, je vois pas pourquoi on aiderait des gobelins ?! ? murmurait Ricina à Edvard.
- ? J’ai vu des objets de confections gobelines à Mossbreak. Ils devaient s?rement commercer par le passé. Avant ce problème de bête géante. ? dit Edvard. Il serra son pendentif des neufs contre lui, il ressentait la magie des Neufs en lui. Il cherchait une réponse et il la trouva en ses guides. Il allait aider les gobelins. ? On va t’aider Guldo, montre-nous le chemin. Et qu’est-ce que tu caches dans ton sac, je vois du sang en couler. ?
- ? Oh ?a ! C’est un mouton sauvage que j’ai vu quand j’avais faim. J’attaque pas ceux des gens, la grande dame grise me la bien dit de pas le faire et j’écoute toujours ce que dit la Admama ?
- ? Hey c’est Adnama gros tas de muscle ! Putain ! J’en reviens pas qu’on va aider des gobelins ! ?
- ? Oh pardon pardon ! Je voulais pas me tromper, la méchante bête en moi m’attaque la tête et mon esprit. J’ai du mal à retenir les choses d’habitudes mais grace à Adnama, ?a va un petit peu mieux ! Donc vous v’lez m’aider ? ? Ils hochèrent la tête d’un oui ? Trop bien ! Suivez-moi, j’vais vous montrer où est leur village. ? dit-il en fredonnant un air en marchant dans une direction.
Le duo remarqua des outils en silex sur une sorte de ceinture à son pagne. Quand ils durent faire une pause pour manger, Guldo sortit le gigot de mouton dépecé et croqua dedans à pleines dents avec sa large machoire. Il mangea même l’os et sortit des légumes et des fruits de son gros sac pour les manger d’une bouchée ou deux. Après un gros rot suivi d’un ? Pardon ! ? Il nettoya son sac dans l’eau d’un cours d’eau à proximité. Guldo sortit une grosse outre et bu un gros coup en bavant. Ses canines proéminentes d’ogres étaient vraiment larges comparés aux fines d’Edvard. Ils s’approchèrent du camp de gobelins.
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III
Ils regardèrent le village depuis une colline, c’était un village avec des champs, des maisons en torchis, en bois et avec des toits en chaume. Il y avait même des enclos et du bétail. Il y avait un cours d’eau qui passait près du village avec un moulin à eau. Ils voyaient une immense bête ayant quatre larges pattes et une très longue et grande gueule aux crocs acérés et aux griffes pointues. La bête était plus grosse qu’une galère, sans compter sa large queue de reptile. La bête ne ressemblait pas à un dragon. Il remarquait que des gobelins et des worgs semblaient vénérer la bête pendant que les autres gobelins et worgs étaient dans des cages en bois. Edvard sentait au plus profond de lui qu’il devait venir en aide au village. Il commen?ait à faire sombre, c’était le soir. Heureusement que les gobelins et les worgs possédés étaient entourés de feu et de torches, les rendant bien visibles.
- ? Guldo, tu peux vraiment gérer cette bête tout seul ? ? demanda Edvard.
- ? Oh que oui ! Ma méchante bébête en moi me rend super méga fort et super méga rapide et super méga résistant. En plus j’guéris instantanément de toutes les blessures et j’suis immunisé aux poisons et aux maladies et aux trucs du genre. ?
- ? Ok tu vas la charger pendant que Ricina étourdira un maximum de worgs possédés. évitons de tuer les gobelins pour éviter de faire des veuves et des orphelins. Je vais me charger de libérer les femmes et les enfants en plus des worgs femelles, ?a pourrait m’aider dans le combat. ?a vous va comme plan ? ? demanda Edvard.
- ? D’accord Edvard, je me chargerais des bêtes, tant que je reste à distance. ? dit Ricina
- ? Oui chef ! ? dit Guldo ? Je vais massacrer l’horrible monstre ! ? dit-il en souriant à pleines dents. Cela montrait ses canines imposantes, presque animales.
Guldo commen?a à s’approcher discrètement. Ricina se prépara à viser et Edvard entra dans le village discrètement. Ce dernier sentait la boue, le sang, les légumes, les worgs et l’odeur nauséabonde de la bête immense qui semblait adorer la vénération que lui vouait les gobelins et les worgs males. Cela lui donnait des frissons. Ricina était toujours agacée d’aider des gobelins plus qu’autre chose. Guldo lui, se prépara à activer sa malédiction pour affronter la bête, ce qui l’excita. Il adorait le frisson du combat contre les montres ou les méchants Hommes.
IV
Tout un coup, un puissant rugissement bestial se fit entendre, pas celui de la bête, et Guldo sauta sur le monstre, la frappant des deux poings et l’enfon?a dans le sol dans un choc qui fit trembler le village. Edvard qui s’approchait des cages à worgs comprenait grace à la bénédiction d’Iphrine que les gobelines disaient que le ? Héros Rouge ? était venu les sauver. Edvard sortit son épée, la transforma en masse et cassa le cadenas de la cage des worgs femelles. Au même moment, Ricina se mit à tirer et à incapaciter les worgs avec des projectiles spéciaux, qui explosait dans une fumée bleutée qui perturbait leurs sens de bêtes. Cela les étourdissait. Les worgs femelles chargèrent les males pour les ma?triser une fois étourdis et pour tenter d’ouvrir la cage de leur ma?tresse.
Plusieurs gobelins la remarquèrent et la chargèrent dans la pénombre du soir. Cinq au total.
Edvard incanta le plus puissant sort d’Armure de Foi qu’il pouvait et hurla en fon?ant vers les cages des femmes et des enfants. Il remarqua les gobelins près de Ricina et lan?a un miracle de sommeil sur le plus proche, qui tomba en roulant, endormi. Il attira l’attention des gobelins sur lui, la totalité des deux douzaines de gobelins le chargèrent, son sort de barrière bloqua plusieurs flèches mais, il en re?ut tout de même une à l’épaule gauche. Ricina qui réussit à toucher tout les worgs avec ses projectiles anti-bêtes devait maintenant affronter quatre gobelins, un peu plus grands qu’elle. Ils avaient la peau bronzée, le nez crochu, les dents étant en majorité acérées, ayant de grands et larges oreilles et un petit peu de cheveux attaché en queue de cheval. Et le tout en étant dans la pénombre du soir.
- ? Pas les tuer qu’il disait... ? grogna Ricina.
La bête émit un hurlement de douleur, deux de ses pattes venaient d’être arrachées par Guldo à mains nues avant de la projeter contre le versant d’une colline d’un coup d’épaule. Le cri de la bête étourdit les gobelins possédés. Ricina en profita pour en assommer deux avec sa masse d’arme.
Edvard en profita pour en assommer plusieurs et utilisa la bénédiction de Naotz pour en endormir plusieurs d’un coup. Il bloqua des coups et des flèches. Il re?ut plusieurs coups de lances, de dagues et des taillades de coutelas. Il en assomma et en endormi de plus en plus mais subit de plus en plus de coups. Il se mit à hurler, faisant une onde de choc qui repoussa les gobelins et en assomma plusieurs qui se cognèrent contre des objets ou des murs. Il sortit sa potion de soin. Il saignait abondamment. Au moment où il allait la boire, une flèche vint la briser et répandre son contenu par terre. Le Templier se dit :
- ? Bon… au moins en finir sur un acte héro?que. ?
Il appela un orage en levant sa masse et fit s’abattre des éclairs sur les cadenas des cages, les détruisant et libérant tous les captifs. Les captifs vinrent à sa rescousse au même moment où Edvard s’effondra contre un mur dans une mare de sang. Il entendit vaguement un puissant rale d’agonie avant de perdre connaissance.
Ricina de son c?té, combattait les deux restants ; ils étaient agiles et vifs. Elle se prit une flèche dans le dos, et un coup de dague dans le ventre. Elle assomma le gobelin devant elle et chargea, voyant flou, le gobelin archer. Il lui mit une autre flèche dans l’épaule droite. Elle lui fon?a dessus et le frappa à la tête avec sa masse, l’assommant. Elle arracha les flèches plantées dans son corps, prit sa potion de soin. Elle la but difficilement en tombant sur le dos. Elle ferma les yeux et sombra dans le coma. Elle entendit un Boum suivit d’un rale d’agonie puissant avant de perdre connaissance.
Guldo lui, chargea la bête, lui arracha à mains nues ses deux dernières pattes mais se fit arracher son bras par la machoire de la bête. Il rigola, la retourna, sur le dos avec un seul bras. Le deuxième se régénéra dans une fumée épaisse. Les tatouages animalistes dessus était devenu une fourrure noire. Ses yeux brillaient comme des flammes. Tous ses tatouages se transformèrent en fourrure. Il arracha à mains nues les écailles de la bête qui se débattait, puis il arracha sa chair, puis le sternum de la bête et vit son c?ur vibrant d’une magie rougeatre. Il mit toutes ses forces dans de puissants coups de poings pour lui exploser l’organe vital. La bête fit un puissant rale d’agonie avant de s’effondrer, morte et tombant lentement en poussière.
Guldo se calma et rejoignit le village. Sa fourrure redevenait des tatouages. Les worgs étourdis reprirent leurs esprits et les gobelins males hurlèrent de douleurs avant eux aussi de reprendre leurs esprits. Le combat était gagné. Le village était sauvé. Aucune perte chez les gobelins ni les worgs, seulement des assommés et des étourdis. Des gobelines foncèrent vers Edvard, il était au seuil de la mort et avait presque perdu tout son sang.
V
Edvard vit une berge et un cours d’eau. Sur la berge opposée, il vit également Neufs grandes figures, la lumière couvrant leurs visages. Il traversa l’eau blanche et lumineuse qui les séparait, voulant les rejoindre. Il s’approcha d’elles, leur tendant la main. Cependant, les grandes figures le repoussèrent d’un geste du bras et le renvoyant dans une vague sur l’autre berge. Edvard inspira un grand coup et ouvrit péniblement les yeux.
Il se réveilla par les claques de Ricina, en pleure. Le traitant d’idiot. Quand elle vit qu’il rouvrit les yeux, elle le prit dans ses petits bras et l’enla?a.
- ? Ne rejoue pas aux héros comme ?a, d’accord ? ? dit-elle d’une voix tremblotante.
- ? D’accord… ? dit-il faiblement, recouvert de bandages en tissus imbibés de sang et de divers plantes et argiles. ? Mais c’est mon r?le en tant que Templier des Neufs ? pensa-t-il, n’osant pas briser le moment de réconfort de Ricina.
Ils étaient dans une maison gobeline. Il y avait une vieille gobeline qui lui apporta un bol avec un produit verdatre à l’intérieur.
- ? Bois ?a, petit ogre. ?a te redonnera des forces. ? dit la gobeline avec une voix calme et douce.
Il ressentait de la magie divine en elle, mais pas celle des Neufs, plus celle des Dieux Animaux.
Il but la mixture qui avait un go?t de groseille et de menthe en plus d’autres herbes qu’il ne connaissait pas. Il n’était pas très calé en herboristerie.
- ? Merci, jeunes héros, pour avoir mis votre vie en danger pour nous sauver, alors que nos peuples s’affrontent habituellement. Je vous remercie du fond du c?ur. ? La vielle chamane s’inclina.
Ils prirent leurs vêtements, qui étaient recousus et Edvard prit son armure qui avait été renforcée par du cuir et du métal aux parties endommagées. Elle ressemblait vraiment à une broigne maintenant. Il prit son fourreau et invoqua son épée pour la ranger dedans. Ils prirent leurs sacs qui leur avaient été amenés dans la maison de la chamane par les gobelins.
Ils sortirent dehors et virent les gobelins faire la fête. Guldo jouait avec les enfants et les faisaient rire avec des grimaces. Quand il vit ses compagnons, il vint les rejoindre. Quand les gobelins virent le duo sortirent de la maison, ils se turent tous et s’agenouillèrent devant eux, même les enfants. Une gobeline musclée ayant de nombreuses cicatrices, la peau bronzée et des longs cheveux bruns leur dit :
- ? Au nom du clan des Maints-Vertes, nous vous sommes éternellement reconnaissant ? Héros Rouge et Héros Voyageurs, de nous avoir sauvés alors que vous auriez pu parfaitement nous laisser à notre sort. Surtout avec les conflits entre nos peuples. Veuillez accepter ces cadeaux. Ils vous porteront chances dans les moments de besoin. ?
On leur donna à tous les trois un collier d’os et de bois sculptés qu’Edvard reconnut comme étant enchantés par la magie divine des Dieux Animaux. Cela leur porterait chance, à coup s?r. Ils les remercièrent, se réapprovisionnèrent en rations et se demandèrent où aller ensuite. Guldo leur répondit.
- ? Après avoir tué la bête j’ai ressenti comme une odeur plus puissante émaner de l’Est. Je sais qu’il y a une cité humaine là-bas. La source de ces monstres que j’chasse et qui tombe en poussière une fois morts doit provenir de-là bas. J’suis s?r, s?r de s?r !
- ? La cité de Brigantion, parfait, dit Ricina. J’ai du travail à finir là-bas et je sais s?rement qui détient la chose qui est la source de ces monstres. Allez en route ! ? dit-elle d’un ton joyeux mais cachant une certain colère.
Edvard ressentait une profonde colère en elle. Ils allaient devoir discuter ensemble de ce ? travail à finir ?. Il sait que la mentor de sa compagne d’aventure est morte à Brigantion. Cela a s?rement un lien avec ?a : une vengeance en somme.
Ils se mirent en route, tous les trois. La bête ayant presque ayant totalement disparu en poussière.

